Chronologie 1988 (L’Orient-Le Jour)

Discours et Textes

-14 janvier 1988 : Dans une interview télévisée commémorant le 2e anniversaire de l’Intifada du 15 janvier 1986, le commandant des FL, M. Samir Geagea, souligne que le 1er objectif consiste à sortir les syriens du Liban. Geagea affirme que tout candidat syrien sera bloqué « par tous les moyens, et nous savons lesquels employer ».

-16 février 1988 : Le vice-président des FL, M. Karim Pakradouni, demande une tutelle de la Ligue arabe et de l’ONU pour garantir les élections présidentielles, et annonce que le leader des FL, M. Samir Geagea, n’est pas candidat.

-21 février 1988 : Les présidentielles sont au centre des tractations politiques à Washington, Paris et Damas. A Beyrouth, le commandant des FL, Samir Geagea, souligne que le choix du prochain président appartient aux libanais, tandis que le leader du PSP, Walid Joumblatt, estime que tous les compromis seront voués à l’échec.

-4 mai 1988 : La tension, latente depuis un certain temps, entre Yarzé et les FL, monte d’un cran, et se traduit par l’apparition de nombreux barrages miliciens dans les différents secteurs de la zone chrétienne. Efforts de Gemayel pour dissiper le malentendu entre les 2 bords.

-5 mai 1988 : Levée réciproque des barrages FL-Armée à l’Est, tandis qu’au terme d’un arrangement arrêté par Gemayel, les FSI se voient chargées de multiplier les patrouilles motorisées pour veiller sur la stabilité en zone chrétienne.

-12 mai 1988 : Grave attentat contre une caserne des FL à Mastita, près de Jbeil.

-23 mai 1988 : Accrochages FL-Kataëb à Sinn el-Fil : 3 blessés.

-11 août 1988 : Gemayel exhorte Yarzé à la retenue. Aoun affirme que « l’armée est responsable du bon déroulement du scrutin ». Les FL en état d’alerte dans la perspective d’une candidature de Frangié.

-14 août 1988 : Réunion à Bickfaya entre Gemayel, Geagea, Pakradouni, Kassis, Chamoun et 2 députés de l’Ouest. Déclaration de Joumblatt : « Le torpillage du vote, une déclaration de guerre ». Lubrani met en garde contre un président inféodé à Damas.

-16 août 1988 : Frangié proclame sa candidature sur la base de l’entente et des réformes. Geagea affirme qu’il n’y aura pas de quorum lors de la séance électorale prévue pour le 18 août.

-17 août 1988 : Déclaration de Geagea : « Nous mènerons la bataille avec un candidat de compromis ».

-18 août 1988 : La première séance pour l’élection présidentielle boycottée. Racy accuse l’armée d’avoir failli à ses engagements. Geagea estime que « les députés ont dit non à Frangié ».

-19 août 1988 : Lubrani souligne que le prochain président doit avoir l’aval de Damas. Geagea invite Frangié à se retirer pour éviter l’impasse. La presse syrienne accuse « les hommes armés de Beyrouth-Est » d’avoir torpillé le scrutin.

-31 août 1988 : Le patriarche Sfeir mandaté par les députés maronites pour dénouer la crise. Berri proclame la fin de la Première République alors que Geagea prône un retour au jeu démocratique après le désistement de Frangié.

-4 septembre 1988 : Joumblatt affirme qu’un gouvernement de transition signifierait la partition du pays. Le leader du PSP s’en prend à Bkerké, au pouvoir et aux FL.

-13 septembre 1988 : Des échanges de tirs entre des unités de l’armée et les FL à Sinn el-Fil et Mkallès font 1 tué et 1 blessé dans les rangs des miliciens.

-21 septembre 1988 : A la veille de la date fixée pour le scrutin présidentiel, le président Gemayel se rend inopinément à Damas où il confère avec le président Assad. Au même moment, une réunion groupe au ministère de la Défense, à Yarzé, le général Aoun et Samir Geagea, en présence d’officiers supérieurs et de plusieurs membres du Front Libanais. A l’issue de la rencontre, le général Aoun, accompagné de la délégation du Front Libanais, se rend à Bkerké pour informer le patriarche Sfeir du refus des participants à la réunion de Yarzé de tout diktat s’inscrivant dans le cadre de l’accord Murphy. Dans une déclaration à la presse, le général Aoun dénonce le Libangate.

-3 octobre 1988 : Pour la première fois depuis le début de la guerre libanaise, les FL prennent, sans coup férir, le contrôle du Metn-Nord.

-1er décembre 1988 : La police civile FL se désiste au profit de l’Etat.

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