Jeudi 22 septembre 1988: Réunion Armée – FL à Yarzé. Aoun: “Il y a un Libangate” (L’Orient-Le Jour)

Discours et Textes, Karim Pakradouni, Samir Geagea

Une réunion a groupé hier après-midi, au siège du ministère de la Défense à Yarzé, le général Michel Aoun, le commandant en chef des FL, M. Samir Geagea, le leader du ONL, M. Dany Chamoun, le chef du Tanzim, M. Georges Adwan, M. Nader Succar, membre du commandement des FL, M. Gebrane Tuéni, membre du Front Libanais, ainsi que le chef des SR militaires, le colonel Simon Kassis, le chef de la Police militaire, le commandant Adel Sassine, et le chef du bureau du commandant de l’armée, le commandant Fouad Achkar.

Les personnes réunies ont passé en revue les développements sur la scène politique et notamment la visite du président de la République, M. Amin Gemayel, à Damas. Puis, une délégation formée de MM. Dany Chamoun, Georges Adwan et Gebrane Tuéni et 2 officiers de l’armée s’est rendue à Bkerké pour informer le patriarche Nasrallah Sfeir des résultats de la réunion.

A l’issue de l’audience accordée par Mgr Sfeir, M. Dany Chamoun a affirmé, en réponse à une question, que la rencontre de Yarzé avait pour but d’assurer l’élection d’un président de la République dans un climat de liberté et d’indépendance.

Alors que la délégation précitée se dirigeait vers Bkerké, le général Aoun et M. Geagea ont tenu pour leur part une réunion à huis clos sans qu’aucune information ne filtre à l’issue des discussions.

Puis, de retour au Conseil militaire de la Quarantaine, le commandant des FL a exposé les résultats de ses entretiens à MM. Georges Saadé, chef du parti Kataëb, Karim Pakradouni, vice-président des FL, Alfred Madi, membre du bureau politique Kataëb, Fadi Frem, ancien commandant des FL, et Toufic Hindi, conseiller politique de M. Geagea.

De son côté, le général Aoun s’est rendu à Bkerké où il a déclaré à l’issue de ses entretiens avec le patriarche Sfeir: “J’étais au courant de la visite du président Amin Gemayel à Damas mais je n’en espère pas beaucoup”.

D’autre part, le commandant en chef de l’armée a exclu une escalade militaire et s’est déclaré “optimiste quant aux résultats de la réunion de Yarzé”.

Le général Aoun a indiqué à 2 journalistes français, dont celui de l’AFP, que sa rencontre avec M. Samir Geagea procédait de la “défense de la patrie car il y a actuellement un Libangate. Les Etats-Unis veulent nous imposer un diktat, la Syrie montre les dents et la France nous demande de céder”, a-t-on indiqué dans son entourage.

“Ma rencontre avec M. Geagea ne procède pas d’un accord d’intérêts mutuels mais de la volonté de préserver la souveraineté du Liban. Les lignes rouges ne sont pas dictées par les grandes puissances mais par le sang que nous avons versé “, a encore dit le général Aoun.

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