Vendredi 6 mai 1988: Aux termes d’un arrangement arrêté par Gemayel, levée réciproque des barrages FL-Armée à l’Est. Les FSI chargées de multiplier les patrouilles pour les véhicules suspects (L’Orient-Le Jour)

Discours et Textes

Il y a le Sud bien sûr qui, pour une fois, émeut les arabes, radicaux et modérés confondus (encore que leur sincérité soit contestable puisque ce sont surtout les intégristes qu’Israël a frappés) mais la question reste par là même essentiellement régionale, s’inscrit en étroite corrélation avec les événements de Cisjordanie et dénote un certain désarroi israélien face à la montée de courants hostiles difficilement contrôlables, aussi bien sur son sol qu’en ses territoires annexés ou occupés.

Plus directement branché sur la situation proprement interne conditionnée de toute évidence par la perspective des présidentielles, le problème (un peu énigmatique en raison d’un consensus de discrétion absolu observé par les protagonistes) de la stabilité ou plus exactement de l’équilibre des forces à l’Est (qui se soucie dans son ensemble de ne pas perdre le pouvoir présidentiel) a polarisé l’attention, hier, le chef de l’Etat M. Amin Gemayel, entreprenant de concrétiser les résolutions découlant des concertations antérieures avec les différents centres de décision ou pôles d’influence, l’armée, les FL et l’Eglise maronite. En fait, l’on a décidé de recourir à la vieille formule-substitut, dont à dire vrai l’Ouest était jusqu’a présent plus coutumier: le recours aux FSI, et les braves gendarmes ont remplacé dès hier soir aussi bien les réguliers de Yarzé que les miliciens dans la partie orientale de la capitale. A dire vrai, les deux parties ont levé leurs barrages et les FSI, sans en installer de nouveaux, multiplient les patrouilles motorisées.

Ce compromis a été arrêté à l’issue d’une réunion sécuritaire tenue par M. Gemayel hier matin avec le général Michel Aoun, commandant en chef de l’armée, et le colonel Simon Kassis, chef des SR, suivie d’une réunion judiciaire groupant le président du Conseil supérieur de la magistrature, M. Amin Nassar, le procureur général, M. Joseph Freiha, le juge Hassan el-Hajj, et le bâtonnier Raymond Eid. Le président de la République a parachevé les dispositions à prendre en dirigeant une concertation sécuritaire d’ensemble à laquelle ont participé le général Aoun, le général Omar Makhzoumi, directeur général des FSI, le général Antoine Nasr, commandant de la gendarmerie, et le chef de la police de Beyrouth, le brigadier Mohammed Kobressli. Il en a ensuite débattu durant 1h avec le président Charles Hélou.

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