Samedi 11 février 1989 : Accrochages entre l’armée et les FL à Jdeidé : « Des heurts qui font le jeu du complot extérieur », souligne le Conseil des ministres : « Aucune connotation politique », assurent les FL (L’Orient-Le Jour)

Discours et Textes

Vive tension hier dans le Metn côtier à la suite d’une fusillade entre la police militaire des FL et les commandos de l’armée, rixe qui a fait au moins 4 blessés. Cet affrontement provoqué, dit-on, par une priorité de passage, est survenu à la suite d’un incident similaire qui s’était produit mercredi à Ouyoun el-Simane, mais sans échange de tirs. Tandis que le Conseil des ministres lançait un rappel à l’ordre, les FL ont tenu à préciser que ces frictions isolées et relativement mineures n’ont absolument aucune connotation politique, réaffirmant dans ce domaine leur pleine entente avec le Pouvoir.

Il n’en reste pas moins que l’incident d’hier dont le bilan exact reste flou puisqu’il varie selon les versions (des témoins oculaires parlent d’un tué et 8 blessés, tandis que d’autres confirment qu’il n’y a eu que 4 ou 5 blessés), a fait souffler sur de larges pans du secteur Est un vent d’angoisse sinon de panique. En effet les barrages et contre-barrages de l’armée comme des FL ont fleuri un peu partout et selon les agences de l’Ouest, dont l’officielle ANI, Yarzé aurait même proclamé l’état d’alerte maximal numéro 3 pour ses troupes. Les barrages quant à eux étaient signalés tant du côté de Sinn el-Fil, Hazmieh, Aïn el-Remmaneh que le long de l’autoroute du Nord avec fermeture des routes, des magasins comme des écoles dans plusieurs secteurs du Metn, ce qui a suscité des contretemps, de l’inquiétude voire de l’affolement au sein d’une population qui durant plusieurs heures a pu entendre ici ou là des rafales nourries d’armes automatiques ponctuées par des déflagrations de roquettes antichars.

Sur le déroulement des faits les versions diffèrent donc. Selon des sources militaires récupérées par l’AFP (officiellement Yarzé ne confirme ni n’infirme cette version) des miliciens auraient tiré, sans raison, à deux reprises sur un camion puis sur une jeep de l’armée, à une demi-heure d’intervalle, blessant 4 militaires et un civil. Ces sources affirment que les FL ont en outre capturé une vingtaine de soldats mais ce fait a été catégoriquement démenti par les FL. Les mêmes sources rappellent que mercredi, à Ouyoun el-Simane, un milicien, vexé par un lieutenant de l’armée qui ne voulait pas le laisser dépasser un convoi en double file, aurait fait appel à des camarades provoquant avec les soldats un pugilat se soldant par 13 blessés légers.

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